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Messes de rentrée

Alors que la rentrée universitaire a sonné, nous avons confié cette nouvelle année au Seigneur et les occasions furent nombreuses.

Tout d’abord, le mercredi 7 septembre 2022. Ce jour est important pour notre diocèse. En effet, nous fêtons la dédicace de notre église-cathédrale. Quelques jours après la reprise des cours à la faculté de théologie catholique, notre archevêque Mgr Luc Ravel a célébré une eucharistie de rentrée pour nos deux communautés, celle du Grand Séminaire de Strasbourg et celle du collège missionnaire international Redemptoris Mater. Nous nous sommes ensuite retrouvés autour d’un repas pour conclure la soirée où l’archevêque nous a donné une parole d’encouragement pour cette nouvelle année.

Ensuite, en la fête de la Croix Glorieuse, le mercredi 14 septembre 2022, Mgr Ravel a célébré la messe de rentrée pour la communauté des étudiants vivant au Grand Séminaire. Certains ont notamment servi la messe ou chanté le psaume. Nous avons conclu la soirée par un apéritif dînatoire où nous avons pu faire connaissance avec les étudiants.

Enfin, le mardi 20 septembre 2022, nous avons rejoint la communauté des étudiants et des jeunes pros de Strasbourg, avec lesquels nous avons vécu la messe de rentrée à la cathédrale de Strasbourg autour de notre archevêque Mgr Luc Ravel.

À la suite de cette messe, nous nous sommes tous retrouvés dans la cour du Grand Séminaire pour un temps de forum. Nous nous sommes restaurés à la buvette, où des boissons et des sandwichs nous ont été proposés. De plus, différentes paroisses, associations et mouvements étaient présents pour nous faire découvrir leurs propositions pastorales, caritatives, fraternelles et solidaires. Il y avait notamment un stand de présentation des prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), qui auront lieu au Portugal début août 2023.
Ce fut une très belle soirée, où nous avons échangé avec des jeunes qui, comme nous, suivent un cursus universitaire, mais qui veulent aussi manifester leur amour du Christ et leur envie d’aider les plus pauvres.
 

Grande vente de livres 2022

Comme chaque année, le Grand Séminaire a accueilli la grande vente de livres le week-end du 17 et 18 septembre. C’est l’association des Amis de la Bibliothèque du Grand Séminaire (ABGS) qui l’a organisée.

Pendant deux jours, des bénévoles ont réparti les livres dans la salle s.-Léon IX et dans l’ancienne salle à manger. Tous ces livres sont récupérés par l’équipe de M. Schlaefi suite à des dons, des héritages. De nombreux curieux et bibliophiles ont pu explorer les milliers de références et trouver leur bonheur.

M. Schlaefi qui s’occupe depuis plusieurs années de la bibliothèque historique du Grand Séminaire et fin connaisseur de celle-ci et Mme Jambon, bénévole.

On y trouvait notamment des romans, des alsatiques, des livres religieux ou historiques ou encore des BD, des éléments décoratifs, des tableaux et autres, mais aussi des objets de piété.

Nous rappelons également que cette vente est la source de revenus la plus importante pour la bibliothèque.

Retraite de rentrée aux Trois-Épis

C’est la rentrée !

Le mercredi 31 août, les séminaristes de la communauté du Grand Séminaire se sont retrouvés après la dispersion de l’été pour commencer cette nouvelle année en priant l’office de Sexte. Ce fut l’occasion pour la communauté d’accueillir le père Jean-Paul Aka-Brou, qui prend la relève du père Stanislas Kupczak. Nous avons également accueilli Peter Sam qui entre en première année pour la communauté du Grand Séminaire de Strasbourg. Bienvenus à eux !

Pour vivre notre retraite de début d’année, avec les séminaristes du Séminaire Redemptoris Mater, nous avons mis le cap sur le sanctuaire de Notre-Dame des Trois-Epis, unique sanctuaire alsacien où a eu lieu une apparition de la Vierge Marie.
En effet, le 3 mai 1491, la Vierge Marie serait apparue à un forgeron d’Orbey, Thierry Schoeré, qui devait se rendre au marché de Niedermorschwihr pour y acheter du blé.
La Vierge Marie tenait dans une main un glaçon et dans l’autre trois épis, signe d’abondance, et elle a dit à Thierry Schoeré: « N’aie pas peur, va, plus vite que le pas…. Dis aux habitants qu’ils changent de vie et viennent ici en procession ». Le forgeron a eu peur et n’osait pas parler. Il lui a fallu un signe pour qu’il annonce ce qu’il avait vu et entendu. En effet, après avoir acheté son sac de blé, il n’arrivait pas à le soulever pour le mettre sur le dos de son âne. C’est alors qu’il se souvient de cette parole de la Vierge.

Depuis 1912, ce sont les Missionnaires Rédemptoristes qui s’occupent du lieu. Ils sont actuellement 6 frères à vivre dans la maison. Différents temps forts rythment l’année liturgique comme la mémoire de l’apparition tous les 3 mai, le dimanche des Épis qui se tient le premier dimanche d’août, la fête des vignerons le 26 décembre.
Il faut également noter que Mgr Ruch décida que le sanctuaire des Trois-Épis serait le lieu de l’adoration eucharistique pour les femmes. En effet, lors de l’institution de l’adoration perpétuelle au Mont Sainte-Odile en 1931, celle-ci était réservée aux hommes, les femmes, elles, avaient besoin de dormir la nuit car elles devaient s’occuper du foyer.

Mais revenons aux temps actuels: la retraite nous a été prêchée par le père Jacques Philippe, membre de la communauté des Béatitudes. Le thème était : « l’amitié avec Jésus, le bon pasteur, dans la docilité à l’Esprit ».

En définitive, nous avons pu prendre un beau temps de prière, de ressourcement avant le commencement de la nouvelle année universitaire. Nous nous confions à votre prière et à l’écoute de l’Esprit Saint pour cette nouvelle année.

Récollection d’entrée en Carême 2022

La récollection d’entrée en Carême s’est tenue durant le week-end du 4 au 6 mars 2022. Nous avons accueilli Soeur Anne-Catherine (OP) du monastère S.-Jean-Baptiste des dominicaines d’Orbey. Ses trois interventions avaient pour sujet sainte Catherine de Sienne, religieuse du tiers-ordre dominicain des Mantellate, copatronne de l’Europe et Docteur de l’Église.

Le samedi 5 nous avons visité l’église S.-Jean-le-Précurseur qui est l’église de la paroisse orthodoxe roumaine de Strasbourg. Le père Vasil Iorgulescu, responsable de la paroisse nous a fait l’honneur de nous accueillir dans l’église et de nous expliquer le sens de quelques éléments spécifiques du culte orthodoxe, notamment l’agencement de l’iconostase, sa signification et la vénération des icônes.

Le dimanche 6, nous avons accueilli les cinq propédeutes de l’année de propédeutique du Priesterseminar de Fribourg en Brisgau ainsi que leur supérieur, qui est également vice-recteur du séminaire, le père Thomas Stahlberger, pour la messe dominicale et le repas qui s’en est suivi.

Quelques séminaristes strasbourgeois ont ensuite accompagné les propédeutes de Fribourg pour une visite de la cathédrale, de plusieurs églises de Strasbourg et du centre ville (avec une attention particulière portée aux lieux marquants de l’enfance du bienheureux – et bientôt saint – Charles de Foucauld).

Session de découverte du diocèse

Pendant les vacances universitaires, le premier cycle a eu l’occasion de partir durant deux jours à la découverte de paroisses et sanctuaires se trouvant dans le Bas-Rhin. Les séminaristes étaient guidés par le père Kupczak, père directeur au séminaire et curé de paroisse.

La première étape de notre périple était Soufflenheim, village renommé pour ses artisans potiers. On peut observer dans la cour du presbytère une Cène en terre chamottée réalisée par un certain Léon Elchinger, il deviendra plus tard évêque de Strasbourg. Nous avons également découvert une belle crèche dans l’église de Soufflenheim.

La deuxième étape de notre tour découverte nous a conduits à Haguenau. Avec ses 35 000 habitants elle est la deuxième ville du Bas-Rhin. Elle est également riche d’une longue histoire médiévale. Elle fut ville libre d’empire et capitale de la Décapole. Le père Yannick Beuvelet, curé de la paroisse, nous a reçus à l’église Saint-Georges, il nous a narré l’histoire de la ville, de la paroisse de Haguenau et nous a fait visiter l’église.

Remontant toujours plus au nord, nous avons fait halte à Walbourg pour visiter l’église Sainte-Walburge. Cette église fondée au XIème  siècle fut d’abord une abbaye bénédictine puis a été rattachée au chapitre de la collégiale de Wissembourg en 1544. L’abbaye a ensuite été rattachée au séminaire diocésain au XVIIème siècle. Le site est devenu ensuite un petit séminaire avant d’être le lycée épiscopal d’aujourd’hui. De son côté l’église de l’abbaye est désormais l’église paroissiale du village.

Nous avons conclu notre première journée de découverte par l’église Saint-Pierre-et-Paul de Wissembourg. Cette église est à l’origine une abbaye bénédictine fondée au VIIème siècle. Le curé de Wissembourg nous a fait visiter l’église, entre autres, l’immense fresque de saint Christophe qui mesure plus de 11 mètres, le Christ de Wissembourg qui est le plus ancien vitrail figuratif du monde et date du XIème siècle ainsi que la chapelle romane et le cloitre.

Après avoir parcouru le nord du département, notre guide le père Kupczak nous a emmenés dans le sud du Bas-Rhin. Nous avons effectué notre premier arrêt à Hipsheim pour découvrir l’église de saint Ludan. Ce dernier était un noble originaire d’Écosse qui partit en pèlerinage à Jérusalem et qui mourut en 1202 à Nordhouse alors qu’il revenait de Terre Sainte.

Notre périple alsacien s’est poursuivi à Notre-Dame de Neunkirch, un sanctuaire qui se trouve à Friesenheim. On vient y vénérer la statuette de Notre-Dame de Neunkirch qui est une toute petite statuette en ivoire de 12 cm réalisée à la fin du XIIIème siècle. Le sanctuaire est desservi depuis 1913 par les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée.

D’après la légende, la statuette aurait été trouvée par un berger. Ce dernier l’emmena dans l’église paroissiale pour l’exposer à la vénération populaire. Le jour suivant elle aurait mystérieusement regagné son lieu de découverte et ceci neuf jours de suite. C’est ainsi que le sanctuaire a été nommée Neunkirch, « église neuve » en français.

Le repas de midi, tout comme les sanctuaires et les saints que nous avons découverts, était local. Au menu: choucroute d’Alsace !

L’église Saint-Pierre-et-Paul d’Andlau était l’avant-dernier lieu que nous avons visité. Autrefois abbaye bénédictine puis couvent de chanoinesses, sa fondation remonte à sainte Richarde de Souabe, impératrice alsacienne puis abbesse.

Selon la légende, la sainte, injustement accusée d’adultère par l’empereur Charles le Gros, fut lavée de tout soupçon après être passée par l’épreuve du feu. Elle reçut ensuite l’ordre divin de fonder un monastère dans la forêt, sur un emplacement qu’une ourse lui indiquerait.

La dernière église que nous avons vue durant ces deux jours de découvertes a été l’église Saint-Jean-Baptiste de Niederhaslach, anciennement collégiale Saint-Florent. Saint Florent, moine et ermite irlandais du VIIème siècle, installa son ermitage sur la montagne Ringelberg. Sa piété attira bientôt des disciples pour lesquels il fonda des monastères dont celui d’Haslach. Il fut également l’un des premiers évêques de Strasbourg.

Rencontre avec le séminaire Redemptoris Mater de Strasbourg

Le diocèse de Strasbourg compte deux séminaires depuis 2001, année durant laquelle le séminaire Redemptoris Mater s’est installé rue de Dorlisheim, dans le quartier de la Montagne Verte. Ce séminaire est le lieu de formation de séminaristes faisant partie du Chemin Néo-Catéchuménal. La plupart des séminaristes du Chemin viennent d’un autre pays, c’est pour eux une façon de vivre la mission d’évangéliser qui répond aux paroles du Seigneur lorsqu’il dit: « Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile » (Mc 16,15). Ce mouvement issu du renouveau charismatique a été fondé à Madrid en 1964 par Kiko Argüello. A leur ordination les séminaristes de cette maison de formation deviendront prêtres de cette communauté et pour la plupart d’entre eux, ils seront incardinés dans le diocèse de Strasbourg.

Du fait de cette proximité entre les deux séminaires strasbourgeois, les séminaristes du Grand Séminaire et de Redemptoris Mater effectuent ensemble leurs études à la faculté de théologie catholique, vivent des temps de rencontre et participent ensemble aux célébrations d’institutions aux ministères institués et d’ordinations des séminaristes de l’un ou de l’autre des séminaires.

Le mois de novembre à été l’occasion de partager deux de ces moment avec nos confrères de Redemptoris Mater :

Le 10 novembre nous avons participé à l’institution à l’acolytat d’Isacco, Ephraïm et Etienne en la chapelle de l’église Saint-Antoine de Cronenbourg. Ils sont tous les trois membres du chemin Néo-Catéchuménal.

« L’acolyte est institué pour aider le diacre et servir de ministre au prêtre. Il lui revient donc de s’occuper du service de l’autel, d’aider le diacre et le prêtre dans les fonctions liturgiques et principalement dans la célébration de la Messe ; il lui appartient en outre de distribuer la sainte Communion, en tant que ministre extraordinaire. […] Dans les mêmes cas extraordinaires, on pourra lui confier le soin d’exposer publiquement le Saint-Sacrement à l’adoration des fidèles. […]

L’acolyte, destiné particulièrement au service de l’autel, doit s’initier à tout ce qui se rapporte au culte public de Dieu et s’appliquer à en pénétrer le sens intime et spirituel : il pourra ainsi s’offrir chaque jour tout entier à Dieu et être pour tous, dans la maison de Dieu, un exemple de dignité et de respect ; il doit enfin porter un amour sincère au Corps mystique du Christ, c’est-à-dire au peuple de Dieu, et particulièrement aux faibles et aux malades. »

Motu Proprio Ministeria quaedam, 1972, Paul VI

Le 22 novembre 2021 les séminaristes du Grand Séminaire ont rejoint les séminaristes du séminaire Redemptoris Mater pour une soirée fraternelle autour de notre archevêque, Mgr Ravel. Nous avons prié les vêpres et vécu la messe au son de la guitare qui accompagne les chants et la psalmodie dans les célébration du Chemin Néo-Catéchuménal. Nous avons ensuite partagé le diner. Un temps d’échange avec notre archevêque est venu conclure notre soirée au Collège International Missionnaire Redemptoris Mater (nom complet de leur séminaire).

Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » (Mt 13, 36)

Récollection d’entrée en Avent 2021

Comme chaque année au séminaire, à l’époque du changement d’année liturgique et de préparation à la joie de la nativité, nous vivons une récollection d’un week-end. Cette dernière s’est tenue du 26 au 28 novembre. La récollection a été conduite par Mme Magrini, Docteur ès lettres de l’université de Provence. Les temps d’enseignement de cette récollection étaient centrés sur la figure de sainte Hildegarde de Bingen. Cette sainte, bénédictine du 12ème siècle fut prédicatrice, mystique, prophétesse, poétesse, savante, écrivaine et musicienne.

« En cette lumière, je vois parfois, mais point souvent, une autre lumière qu’on me dit être la lumière de la vie. Je ne puis dire quand et comment je la contemple. Mais tant que je la contemple, toute tristesse et toute angoisse me quittent : je me sens comme une toute jeune fille naïve, point comme une vieille femme. »

Livre des œuvres divines, recueil des visions d’Hildegarde de Bingen

Au cours de ce même week-end nous avons pris part à la marche pour les vocations du samedi 27 novembre. Au fur et à mesure de la marche, le sentier du pèlerinage des vocation s’est couvert d’un manteau blanc, et a permis à certains de retrouver les joies de la neige.

Arrivés au sommet, nous avons découvert la montagne de sainte Odile sous la neige :

Au terme de notre marche, nous avons retrouvé notre sérieux pour participer à la messe que nous avons animée :

Le week-end de récollection s’est achevé avec la messe dominicale qui a marqué l’entrée dans le temps de l’Avent et a été la première messe célébrée avec la nouvelle traduction du missel romain au séminaire :

Retour sur les vacances estivales des séminaristes

Durant l’été, le séminaire ferme ses portes. C’est l’occasion pour les séminaristes de prendre un temps de repos loin des cours à la faculté et du rythme de vie du séminaire. Le temps de vacances estivales d’un séminariste du Grand Séminaire se découpe en trois parties plus ou moins égales.

D’abord il s’agit de donner de son temps pour des activités en lien avec l’Eglise: c’est un temps que l’on appelle d’apostolat. Ce temps peut être vécu dans un sanctuaire tel que le Mont Sainte-Odile, Notre-Dame du Laus ou Paray-le-Monial. Les séminaristes peuvent également accompagner un groupe de jeunes vivant un pèlerinage, comme le pèlerinage des jeunes à Lourdes, le Pélé-VTT ou encore en prennent part à un camps scout. Pour accompagner un groupe de jeunes, les séminaristes doivent au préalable passer le diplôme du BAFA.

Ensuite les séminaristes qui le peuvent sont encouragés à prendre un « job d’été » pour contribuer au financement de leurs études, mais aussi pour se confronter à la réalité d’une entreprise et à tout ce qui peut s’y vivre.

Le dernier temps de l’été est celui des vacances proprement dit, un temps de repos où les séminaristes retournent souvent dans leurs familles.

Voici quelques retours des séminaristes sur leur temps de vacances:

Bonjour,

Avant ma première rentrée au séminaire, je suis allé à l’Abbaye d’Andecy (Diocèse de Châlons-en-Champagne) pour aider la Communauté du Verbe de Vie à encadrer les jeunes lors du Festival des Ados (12-17 ans). Ensuite, j’ai pris un peu de repos en Normandie avec ma famille. Enfin, je suis allé à Rocamadour pour le 15 août, dans le cadre d’un pèlerinage organisé chaque année pour les 18-35 ans par la Communauté du Verbe de Vie.

Clément, séminariste en 1ère année

Pour ma part, durant cet été j’ai vécu mes derniers instants avec les paroissiens de la Communauté de paroisses de « Dettwiller et les collines de Wundratzheim ». J’ai aussi pu célébrer pour la première fois un baptême et un mariage.

Adrien, séminariste-diacre


Avant de partir en vacances le 28 juin 2021, le supérieur, le père Fischer nous a commandé de compartimenter ce temps estival en 3 parties : une partie de bénévolat missionnaire, une partie de repos et une partie travaillée (dans la mesure du possible, salariée).

Pour la partie travaillée, j’ai effectué le remplacement à l’accueil de l’archevêché de Strasbourg durant 3 semaines : une alternance entre réponses au téléphone, accueil des gens pour les rendez-vous et compostage du courrier postal. Tout ceci dans une atmosphère où beaucoup de services étaient fermés et où les acteurs du service minimum ont été très conviviaux.

La partie « bénévole », je l’ai vécue en deux lieux particuliers. Le premier a été notre cher Mont Sainte-Odile où j’ai accueilli tant des adorateurs que des visiteurs n’ayant aucune connaissance du Mont. Et le second a été le sanctuaire de Notre Dame du Laus dans les Hautes Alpes où j’ai majoritairement participé à l’organisation des enfants de chœur et aussi à l’accueil des pèlerins. L’accueil a été focalisé sur des informations sur les principaux lieux à visiter avec méditations fournies et transmission des fioles d’huile miraculeuse de la lampe du sanctuaire. « La Vierge dit (lors d’une apparition) à Benoîte (Rencurel) que si l’on s’en applique, que l’on recourt à son intercession et qu’on a la foi, on guérira. »

 Et un peu entre chacune des missions, il y a eu quelques jours de détente.

Philippe, séminariste en 4ème année


Pour ma part le temps de la dispersion estivale a débuté par quelques jours de repos pris entre la première messe de Godefroid le 28 juin et le début du 1er stage théorique du BAFA.

Le stage BAFA a pris place au centre Saint-Thomas du 3 au 10 juillet. J’ai participé au stage avec François et Matthieu, deux autres séminaristes. L’aspect formation était bien conduit, le but était d’acquérir des connaissances théoriques via des méthodes pratiques qui étaient aussi réutilisables avec les jeunes. Avant le stage je craignais de subir 8 jours de formation infantilisante où l’on allait « jouer au gamin » pour apprendre à s’en occuper. Tel n’a pas été le cas car les formateur ont adapté la pédagogie au public du stage. De plus les encadrants de l’UFCV, l’organisme qui organisait le stage, avaient comme valeurs centrales, le respect et la bienveillance. Ces attentions au respect et à la bienveillance sont importantes, d’abord pour nous en tant que chrétiens, pour les participants du stage également, mais aussi pour les enfants que nous serons amenés à encadrer et qui n’ont pas forcément encore été éduqués à la bienveillance et au respect des autres. Outre les aspects liés à la formation j’ai apprécié le contact avec les autres participants, souvent des jeunes de 17 ans qui n’étaient pas chrétiens et qui ont une très faible connaissance du fait religieux. Notre présence a cependant suscité de leur part plusieurs questionnements. J’ai pour ma part accueilli avec joie ces questions en gardant à l’esprit cette attitude du disciple-missionnaire que je suis appelé à adopter toujours plus.

La semaine du 26 juillet au 1er aout était ma semaine de présence au mont Sainte-Odile. J’ai vécu ce temps de présence au mont avec Jian, un autre séminariste. Notre rôle était double: d’une part assurer un temps de présence dans la cabane d’information situé à l’entrée du sanctuaire. Notre rôle était de répondre aux questions des touristes et autres pèlerins, de les interpeller pour leur expliquer la démarche jubilaire, et également de leur narrer l’histoire du sanctuaire et de sa fondatrice. D’autre part nous prenions également part aux temps de prière vécus au sanctuaire et parfois les animer. J’ai beaucoup apprécié de pouvoir découvrir le concret de la vie pastorale du sanctuaire. En effet c’est une réalité bien différente d’une paroisse. Un autre point d’intérêt a été pour moi les rencontres que ce soit avec les prêtres de passage ou avec le groupe des adorateurs avec lesquels nous avons pu déjeuner pour faire d’autant plus connaissance.

Enfin durant le mois d’août j’ai travaillé au Super U de Hœnheim, entreprise où travaille également mon père. J’avais déjà travaillé dans cette entreprise les années précédentes, pendant l’été. Certains employés savaient que je suis séminariste, cela a parfois permis d’avoir des discussions sur des sujets en lien avec la foi. Je retiens aussi, comme chaque été où je vais travailler dans ce magasin, ces moments comme par exemple une pause-café où je peux faire connaissance avec les autres employés, écouter ce qui les anime, les intéresse. A travers cela ne pas être un séminariste dans sa bulle mais me mettre à l’écoute des préoccupations des hommes de notre temps. 

Valentin, séminariste en 2ème année


Que fait donc un séminariste pendant l’été ?

Formation BAFA:

J’ai pu mener à terme ma formation au BAFA (Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur), en
effectuant mon dernier stage théorique, qui consiste à approfondir les éléments acquis lors du premier
stage théorique (été 2019), tout en tenant compte de ce qui a été mis en oeuvre au cours de mon stage
pratique (été 2020, camp de montagne dans le Cantal avec les Frères de Saint-Jean). Plusieurs temps
de relecture ont ainsi ponctué la formation, permettant à chacun de tirer profit des expériences variées
des uns et des autres.
Ce stage comportait également un thème particulier, qui pour moi s’articulait autour des jeux
d’expression et des enfants dits « difficiles ». Ce dernier point m’a permis de découvrir des notions de
psychologie et de gestion des conflits, qui constituent un bon complément à la formation humaine
constituant un des piliers de notre parcours de séminaristes.

Lourdes – Vocations

J’ai aussi été engagé aux sanctuaires de Lourdes, au sein de la proposition du SNEJV (Service National
pour l’Évangélisation des Jeunes et pour les Vocations). Constitués en une équipe de 4 à 5 personnes
se relayant tout au long de l’été (prêtres, séminaristes, religieuses, laïcs), nous disposions d’outils
permettant aux jeunes de 13 à 30 ans de se questionner sur la vocation. Vocation du baptisé à la
sainteté tout d’abord, mais aussi vocation spécifique que chacun est amené à découvrir sous le regard
du Seigneur, pour être pleinement à sa place dans l’Église, au service de Dieu et du prochain.
Nous avons en particulier invité les pèlerins à se mettre sur les pas de sainte Bernadette, dont la vie et
le discernement peuvent servir de base à une réflexion personnelle. Enfin, d’autres temps d’échange,
notamment autour de la responsabilité et de l’engagement, m’ont permis de recueillir des paroles
matures et profondes de la part de nombreux jeunes.

Maxence, séminariste en 4ème année


Cet été, pour ma part, j’ai été envoyé en « stage » pastoral de deux façons bien différentes : d’abord, pour ceux qui ne l’avait pas encore et c’est mon cas, en stage de formation BAFA, brevet d’animation pour les jeunes où j’ai pu constater durant 8 jours complet la tâche ardue et conséquente, d’occuper des enfants en groupe, l’importance d’y être formés, d’être prêt à toutes situations. (dialogue avec les jeunes en développement psychologique, détresses psychiques, secourisme, organisation et préparation de jeux, réaliser un esprit de cohésion)

La deuxième activité pastorale a été celle d’une présence durant 7 jours au sanctuaire du Mont Ste-Odile dans une optique d’accueil des pèlerins et de service des offices. Le sanctuaire nous a permis de faire de belles rencontres, où nous avons fait découvrir l’histoire du Mont et de sainte Odile aux pèlerins ou gens de passage, mais aussi cela m’a permis de me ressourcer dans la nature autour du Mont ainsi que de prier.   

Pour la suite j’ai, durant 6 semaines, travaillé en tant qu’aide-soignant en EHPAD, à Bergheim, ma mission était de maintenir, le mieux possible, la dignité fondamentale et essentielle des hommes et des femmes qui résidaient dans l’ehpad et dont on me donnait la responsabilité pour un temps donné. En aidant au lever, au coucher, en aidant chaque jour à ce qu’elle soit propre selon l’autonomie de la personne prise en charge, en aidant à l’habillage, à la prise des médicaments, de la nourriture et de la boisson (pour ceux qui ne peuvent le faire), en aidant au déplacement les personnes à mobilité réduite, en assurant les personnes alitées d’avoir au minimum la possibilité de boire et manger et d’être lavés, en essayant d’assurer les personnes à mobilité réduite de pouvoir aller aux toilettes quand elles le veulent. Tout ceci en relation avec une équipe soignante où les compétences, les caractères, les personnalités, les projets étaient différents mais complémentaires et à allier chaque jour dans le but du bien commun et du bien de l’autre. Ce qui n’est pas toujours chose aisée dans un milieu où le personnel se donne pour la plupart à 100% pour une charge de travail qui ne cesse de croître.

Matthieu, séminariste en 2ème année

L’été dernier a certainement été très riche pour moi, j’ai vécu beaucoup de moments mémorables et significatifs en ma vie de travail, de pastorale et de loisirs.

Tout d’abord, j’ai fait une courte pause au Grand Séminaire après l’ordination de Godefroid, puis j’ai effectué mon premier stage théorique de formation au BAFA entre le 2 et le 9 juillet. J’ai acquis de nombreuses compétences en matière de communication avec les enfants, et j’ai également appris et pratiqué certaines manières d’organiser des jeux pour enfants, ce qui, je l’espère, m’aidera à m’entendre avec les enfants dans ma future vie paroissiale.

Ensuite, entre le 25 juillet et le 1er août, j’ai passé une semaine avec Valentin au Mont Sainte-Odile, où nous avons prié avec les sœurs et rencontré certains des prêtres qui venaient célébrer la messe sur la montagne. En dehors de la vie religieuse, nous avons aidé à annoncer le Grand jubilé de Sainte-Odile, en expliquant l’histoire de sainte Odile aux visiteurs de la montagne et les activités qui ont lieu sur la montagne pendant le Grand jubilé. Nous avons également pris le reste de la soirée pour explorer plus en profondeur les environs du Mont Sainte-Odile et apprendre à mieux les connaître.

Après une semaine au Mont Sainte-Odile, j’ai passé le week-end à Versailles, près de Paris, et ma première visite au château de Versailles. L’ensemble du complexe du château est splendide, mais ce que j’ai préféré, ce sont les jardins de Versailles, qui apportent un silence verdoyant au milieu de la ville bruyante.

Ensuite, entre le 6 et le 14 août, j’ai animé un camp d’été pour enfants organisé par Caritas, où j’ai eu l’occasion de mettre en pratique les connaissances théoriques que j’avais acquises début juillet, et j’ai passé une semaine très agréable et mémorable avec les enfants, dont la simplicité et la gentillesse m’ont beaucoup impressionné.

Enfin, la dernière partie de mes vacances d’été s’est déroulée près de Francfort, en Allemagne, où j’ai travaillé pendant près de dix jours, principalement avec des groupes de touristes, et j’ai eu l’occasion de les suivre dans la ville et ses environs et de découvrir la saveur locale de la région de Hesse.

Dans l’ensemble, cet été a été très coloré pour moi. Non seulement j’ai pu me reposer et acquérir des connaissances et de l’expérience, mais je me suis également préparé pour la nouvelle année scolaire.

Jian, séminariste en 2ème année

Grande vente de livres 2021

Chaque année, l’espace d’un week-end, le séminaire ouvre ses portes pour accueillir sa traditionnelle grande vente de livres. Cette année, elle s’est déroulée les 9 et 10 octobre 2021. On y trouve tout types de livres: des romans, des alsatiques, des livres religieux ou historiques ou encore des BD. Des éléments décoratifs, des tableaux et autres objets de piété sont également proposés à la vente. Les ouvrages proviennent de dons que des particuliers ont fait à l’association des amis de la grande bibliothèque. Les recettes de cette vente sont destinées à la restauration des incunables et ouvrages du XVIIIe siècle de la Bibliothèque historique du Grand Séminaire.

Congrès Mission Strasbourg 2021

Le Congrès Mission est, depuis 2015, un événement pour l’Eglise qui est en France. Ce rassemblement consiste en trois jours de formation, de prière et de louange. Le Congrès Mission (CM) s’inscrit dans la démarche de la nouvelle évangélisation. Son ambition est de former des chrétiens disciples/missionnaires capable de vivre et d’annoncer l’Evangile dans notre monde.

L’édition 2021 a été la première à être organisée de manière décentralisée. Au lieu de Paris, dix villes de France et de Belgique ont été retenues pour accueillir le CM 2021, Strasbourg faisait partie des villes retenues. Les séminaristes de Strasbourg ont naturellement pris part au Congrès Mission qui se déroulait dans leur diocèse du vendredi 1er au dimanche 3 Octobre 2021.

Le Congrès Mission a débuté par une veillée d’ouverture centrée sur la louange et la présentation de la démarche du Congrès.

Le lendemain, nous avons accueilli dans les murs du séminaire, des jeunes venus vivre le Congrès Mission. Nous en avons profité pour accomplir un temps de bénévolat pour soutenir le bon fonctionnement du Congrès Mission.

Après ce temps de service, nous avons rejoint l’église S.-Pierre-le-Jeune pour la messe de 11h00.

Le troisième jour au matin, l’église du Temple Neuf a accueilli une table-ronde sur le thème « Missionnaire au boulot ? »

La cour de l’école La Providence a été transformée en village du Congrès Mission. Sur place, on trouvait les stands des mouvements d’Eglise participants ainsi qu’un coin-buvette. C’est aussi à la Providence qu’après nous être restaurés à la cantine du Congrès Mission, nous avons participé aux ateliers de l’après-midi. Quelques exemples d’ateliers parmi un large choix proposé, « Que dire du Christ en trois minutes ? », « Nourrir la fraternité au sein d’un quartier », « Evangéliser les musulmans » ou encore « Se lancer dans la transformation missionnaire de sa paroisse ».

Le Congrès Mission de Strasbourg s’est achevé par la messe de clôture présidée par Mgr Ravel le dimanche 3 octobre à 15h00.

Ci-dessous figurent deux courts extraits de louanges ainsi qu’un extrait du discours de clôture de Raphaël Cornu-Thénard.

Les commentaires sont clos.