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Récollection d’entrée en Carême 2022

La récollection d’entrée en Carême s’est tenue durant le week-end du 4 au 6 mars 2022. Nous avons accueilli Soeur Anne-Catherine (OP) du monastère S.-Jean-Baptiste des dominicaines d’Orbey. Ses trois interventions avaient pour sujet sainte Catherine de Sienne, religieuse du tiers-ordre dominicain des Mantellate, copatronne de l’Europe et Docteur de l’Église.

Le samedi 5 nous avons visité l’église S.-Jean-le-Précurseur qui est l’église de la paroisse orthodoxe roumaine de Strasbourg. Le père Vasil Iorgulescu, responsable de la paroisse nous a fait l’honneur de nous accueillir dans l’église et de nous expliquer le sens de quelques éléments spécifiques du culte orthodoxe, notamment l’agencement de l’iconostase, sa signification et la vénération des icônes.

Le dimanche 6, nous avons accueilli les cinq propédeutes de l’année de propédeutique du Priesterseminar de Fribourg en Brisgau ainsi que leur supérieur, qui est également vice-recteur du séminaire, le père Thomas Stahlberger, pour la messe dominicale et le repas qui s’en est suivi.

Quelques séminaristes strasbourgeois ont ensuite accompagné les propédeutes de Fribourg pour une visite de la cathédrale, de plusieurs églises de Strasbourg et du centre ville (avec une attention particulière portée aux lieux marquants de l’enfance du bienheureux – et bientôt saint – Charles de Foucauld).

Session de découverte du diocèse

Pendant les vacances universitaires, le premier cycle a eu l’occasion de partir durant deux jours à la découverte de paroisses et sanctuaires se trouvant dans le Bas-Rhin. Les séminaristes étaient guidés par le père Kupczak, père directeur au séminaire et curé de paroisse.

La première étape de notre périple était Soufflenheim, village renommé pour ses artisans potiers. On peut observer dans la cour du presbytère une Cène en terre chamottée réalisée par un certain Léon Elchinger, il deviendra plus tard évêque de Strasbourg. Nous avons également découvert une belle crèche dans l’église de Soufflenheim.

La deuxième étape de notre tour découverte nous a conduits à Haguenau. Avec ses 35 000 habitants elle est la deuxième ville du Bas-Rhin. Elle est également riche d’une longue histoire médiévale. Elle fut ville libre d’empire et capitale de la Décapole. Le père Yannick Beuvelet, curé de la paroisse, nous a reçus à l’église Saint-Georges, il nous a narré l’histoire de la ville, de la paroisse de Haguenau et nous a fait visiter l’église.

Remontant toujours plus au nord, nous avons fait halte à Walbourg pour visiter l’église Sainte-Walburge. Cette église fondée au XIème  siècle fut d’abord une abbaye bénédictine puis a été rattachée au chapitre de la collégiale de Wissembourg en 1544. L’abbaye a ensuite été rattachée au séminaire diocésain au XVIIème siècle. Le site est devenu ensuite un petit séminaire avant d’être le lycée épiscopal d’aujourd’hui. De son côté l’église de l’abbaye est désormais l’église paroissiale du village.

Nous avons conclu notre première journée de découverte par l’église Saint-Pierre-et-Paul de Wissembourg. Cette église est à l’origine une abbaye bénédictine fondée au VIIème siècle. Le curé de Wissembourg nous a fait visiter l’église, entre autres, l’immense fresque de saint Christophe qui mesure plus de 11 mètres, le Christ de Wissembourg qui est le plus ancien vitrail figuratif du monde et date du XIème siècle ainsi que la chapelle romane et le cloitre.

Après avoir parcouru le nord du département, notre guide le père Kupczak nous a emmenés dans le sud du Bas-Rhin. Nous avons effectué notre premier arrêt à Hipsheim pour découvrir l’église de saint Ludan. Ce dernier était un noble originaire d’Écosse qui partit en pèlerinage à Jérusalem et qui mourut en 1202 à Nordhouse alors qu’il revenait de Terre Sainte.

Notre périple alsacien s’est poursuivi à Notre-Dame de Neunkirch, un sanctuaire qui se trouve à Friesenheim. On vient y vénérer la statuette de Notre-Dame de Neunkirch qui est une toute petite statuette en ivoire de 12 cm réalisée à la fin du XIIIème siècle. Le sanctuaire est desservi depuis 1913 par les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée.

D’après la légende, la statuette aurait été trouvée par un berger. Ce dernier l’emmena dans l’église paroissiale pour l’exposer à la vénération populaire. Le jour suivant elle aurait mystérieusement regagné son lieu de découverte et ceci neuf jours de suite. C’est ainsi que le sanctuaire a été nommée Neunkirch, « église neuve » en français.

Le repas de midi, tout comme les sanctuaires et les saints que nous avons découverts, était local. Au menu: choucroute d’Alsace !

L’église Saint-Pierre-et-Paul d’Andlau était l’avant-dernier lieu que nous avons visité. Autrefois abbaye bénédictine puis couvent de chanoinesses, sa fondation remonte à sainte Richarde de Souabe, impératrice alsacienne puis abbesse.

Selon la légende, la sainte, injustement accusée d’adultère par l’empereur Charles le Gros, fut lavée de tout soupçon après être passée par l’épreuve du feu. Elle reçut ensuite l’ordre divin de fonder un monastère dans la forêt, sur un emplacement qu’une ourse lui indiquerait.

La dernière église que nous avons vue durant ces deux jours de découvertes a été l’église Saint-Jean-Baptiste de Niederhaslach, anciennement collégiale Saint-Florent. Saint Florent, moine et ermite irlandais du VIIème siècle, installa son ermitage sur la montagne Ringelberg. Sa piété attira bientôt des disciples pour lesquels il fonda des monastères dont celui d’Haslach. Il fut également l’un des premiers évêques de Strasbourg.

Rencontre avec le séminaire Redemptoris Mater de Strasbourg

Le diocèse de Strasbourg compte deux séminaires depuis 2001, année durant laquelle le séminaire Redemptoris Mater s’est installé rue de Dorlisheim, dans le quartier de la Montagne Verte. Ce séminaire est le lieu de formation de séminaristes faisant partie du Chemin Néo-Catéchuménal. La plupart des séminaristes du Chemin viennent d’un autre pays, c’est pour eux une façon de vivre la mission d’évangéliser qui répond aux paroles du Seigneur lorsqu’il dit: « Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile » (Mc 16,15). Ce mouvement issu du renouveau charismatique a été fondé à Madrid en 1964 par Kiko Argüello. A leur ordination les séminaristes de cette maison de formation deviendront prêtres de cette communauté et pour la plupart d’entre eux, ils seront incardinés dans le diocèse de Strasbourg.

Du fait de cette proximité entre les deux séminaires strasbourgeois, les séminaristes du Grand Séminaire et de Redemptoris Mater effectuent ensemble leurs études à la faculté de théologie catholique, vivent des temps de rencontre et participent ensemble aux célébrations d’institutions aux ministères institués et d’ordinations des séminaristes de l’un ou de l’autre des séminaires.

Le mois de novembre à été l’occasion de partager deux de ces moment avec nos confrères de Redemptoris Mater :

Le 10 novembre nous avons participé à l’institution à l’acolytat d’Isacco, Ephraïm et Etienne en la chapelle de l’église Saint-Antoine de Cronenbourg. Ils sont tous les trois membres du chemin Néo-Catéchuménal.

« L’acolyte est institué pour aider le diacre et servir de ministre au prêtre. Il lui revient donc de s’occuper du service de l’autel, d’aider le diacre et le prêtre dans les fonctions liturgiques et principalement dans la célébration de la Messe ; il lui appartient en outre de distribuer la sainte Communion, en tant que ministre extraordinaire. […] Dans les mêmes cas extraordinaires, on pourra lui confier le soin d’exposer publiquement le Saint-Sacrement à l’adoration des fidèles. […]

L’acolyte, destiné particulièrement au service de l’autel, doit s’initier à tout ce qui se rapporte au culte public de Dieu et s’appliquer à en pénétrer le sens intime et spirituel : il pourra ainsi s’offrir chaque jour tout entier à Dieu et être pour tous, dans la maison de Dieu, un exemple de dignité et de respect ; il doit enfin porter un amour sincère au Corps mystique du Christ, c’est-à-dire au peuple de Dieu, et particulièrement aux faibles et aux malades. »

Motu Proprio Ministeria quaedam, 1972, Paul VI

Le 22 novembre 2021 les séminaristes du Grand Séminaire ont rejoint les séminaristes du séminaire Redemptoris Mater pour une soirée fraternelle autour de notre archevêque, Mgr Ravel. Nous avons prié les vêpres et vécu la messe au son de la guitare qui accompagne les chants et la psalmodie dans les célébration du Chemin Néo-Catéchuménal. Nous avons ensuite partagé le diner. Un temps d’échange avec notre archevêque est venu conclure notre soirée au Collège International Missionnaire Redemptoris Mater (nom complet de leur séminaire).

Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » (Mt 13, 36)

Récollection d’entrée en Avent 2021

Comme chaque année au séminaire, à l’époque du changement d’année liturgique et de préparation à la joie de la nativité, nous vivons une récollection d’un week-end. Cette dernière s’est tenue du 26 au 28 novembre. La récollection a été conduite par Mme Magrini, Docteur ès lettres de l’université de Provence. Les temps d’enseignement de cette récollection étaient centrés sur la figure de sainte Hildegarde de Bingen. Cette sainte, bénédictine du 12ème siècle fut prédicatrice, mystique, prophétesse, poétesse, savante, écrivaine et musicienne.

« En cette lumière, je vois parfois, mais point souvent, une autre lumière qu’on me dit être la lumière de la vie. Je ne puis dire quand et comment je la contemple. Mais tant que je la contemple, toute tristesse et toute angoisse me quittent : je me sens comme une toute jeune fille naïve, point comme une vieille femme. »

Livre des œuvres divines, recueil des visions d’Hildegarde de Bingen

Au cours de ce même week-end nous avons pris part à la marche pour les vocations du samedi 27 novembre. Au fur et à mesure de la marche, le sentier du pèlerinage des vocation s’est couvert d’un manteau blanc, et a permis à certains de retrouver les joies de la neige.

Arrivés au sommet, nous avons découvert la montagne de sainte Odile sous la neige :

Au terme de notre marche, nous avons retrouvé notre sérieux pour participer à la messe que nous avons animée :

Le week-end de récollection s’est achevé avec la messe dominicale qui a marqué l’entrée dans le temps de l’Avent et a été la première messe célébrée avec la nouvelle traduction du missel romain au séminaire :

Retour sur les vacances estivales des séminaristes

Durant l’été, le séminaire ferme ses portes. C’est l’occasion pour les séminaristes de prendre un temps de repos loin des cours à la faculté et du rythme de vie du séminaire. Le temps de vacances estivales d’un séminariste du Grand Séminaire se découpe en trois parties plus ou moins égales.

D’abord il s’agit de donner de son temps pour des activités en lien avec l’Eglise: c’est un temps que l’on appelle d’apostolat. Ce temps peut être vécu dans un sanctuaire tel que le Mont Sainte-Odile, Notre-Dame du Laus ou Paray-le-Monial. Les séminaristes peuvent également accompagner un groupe de jeunes vivant un pèlerinage, comme le pèlerinage des jeunes à Lourdes, le Pélé-VTT ou encore en prennent part à un camps scout. Pour accompagner un groupe de jeunes, les séminaristes doivent au préalable passer le diplôme du BAFA.

Ensuite les séminaristes qui le peuvent sont encouragés à prendre un « job d’été » pour contribuer au financement de leurs études, mais aussi pour se confronter à la réalité d’une entreprise et à tout ce qui peut s’y vivre.

Le dernier temps de l’été est celui des vacances proprement dit, un temps de repos où les séminaristes retournent souvent dans leurs familles.

Voici quelques retours des séminaristes sur leur temps de vacances:

Bonjour,

Avant ma première rentrée au séminaire, je suis allé à l’Abbaye d’Andecy (Diocèse de Châlons-en-Champagne) pour aider la Communauté du Verbe de Vie à encadrer les jeunes lors du Festival des Ados (12-17 ans). Ensuite, j’ai pris un peu de repos en Normandie avec ma famille. Enfin, je suis allé à Rocamadour pour le 15 août, dans le cadre d’un pèlerinage organisé chaque année pour les 18-35 ans par la Communauté du Verbe de Vie.

Clément, séminariste en 1ère année

Pour ma part, durant cet été j’ai vécu mes derniers instants avec les paroissiens de la Communauté de paroisses de « Dettwiller et les collines de Wundratzheim ». J’ai aussi pu célébrer pour la première fois un baptême et un mariage.

Adrien, séminariste-diacre


Avant de partir en vacances le 28 juin 2021, le supérieur, le père Fischer nous a commandé de compartimenter ce temps estival en 3 parties : une partie de bénévolat missionnaire, une partie de repos et une partie travaillée (dans la mesure du possible, salariée).

Pour la partie travaillée, j’ai effectué le remplacement à l’accueil de l’archevêché de Strasbourg durant 3 semaines : une alternance entre réponses au téléphone, accueil des gens pour les rendez-vous et compostage du courrier postal. Tout ceci dans une atmosphère où beaucoup de services étaient fermés et où les acteurs du service minimum ont été très conviviaux.

La partie « bénévole », je l’ai vécue en deux lieux particuliers. Le premier a été notre cher Mont Sainte-Odile où j’ai accueilli tant des adorateurs que des visiteurs n’ayant aucune connaissance du Mont. Et le second a été le sanctuaire de Notre Dame du Laus dans les Hautes Alpes où j’ai majoritairement participé à l’organisation des enfants de chœur et aussi à l’accueil des pèlerins. L’accueil a été focalisé sur des informations sur les principaux lieux à visiter avec méditations fournies et transmission des fioles d’huile miraculeuse de la lampe du sanctuaire. « La Vierge dit (lors d’une apparition) à Benoîte (Rencurel) que si l’on s’en applique, que l’on recourt à son intercession et qu’on a la foi, on guérira. »

 Et un peu entre chacune des missions, il y a eu quelques jours de détente.

Philippe, séminariste en 4ème année


Pour ma part le temps de la dispersion estivale a débuté par quelques jours de repos pris entre la première messe de Godefroid le 28 juin et le début du 1er stage théorique du BAFA.

Le stage BAFA a pris place au centre Saint-Thomas du 3 au 10 juillet. J’ai participé au stage avec François et Matthieu, deux autres séminaristes. L’aspect formation était bien conduit, le but était d’acquérir des connaissances théoriques via des méthodes pratiques qui étaient aussi réutilisables avec les jeunes. Avant le stage je craignais de subir 8 jours de formation infantilisante où l’on allait « jouer au gamin » pour apprendre à s’en occuper. Tel n’a pas été le cas car les formateur ont adapté la pédagogie au public du stage. De plus les encadrants de l’UFCV, l’organisme qui organisait le stage, avaient comme valeurs centrales, le respect et la bienveillance. Ces attentions au respect et à la bienveillance sont importantes, d’abord pour nous en tant que chrétiens, pour les participants du stage également, mais aussi pour les enfants que nous serons amenés à encadrer et qui n’ont pas forcément encore été éduqués à la bienveillance et au respect des autres. Outre les aspects liés à la formation j’ai apprécié le contact avec les autres participants, souvent des jeunes de 17 ans qui n’étaient pas chrétiens et qui ont une très faible connaissance du fait religieux. Notre présence a cependant suscité de leur part plusieurs questionnements. J’ai pour ma part accueilli avec joie ces questions en gardant à l’esprit cette attitude du disciple-missionnaire que je suis appelé à adopter toujours plus.

La semaine du 26 juillet au 1er aout était ma semaine de présence au mont Sainte-Odile. J’ai vécu ce temps de présence au mont avec Jian, un autre séminariste. Notre rôle était double: d’une part assurer un temps de présence dans la cabane d’information situé à l’entrée du sanctuaire. Notre rôle était de répondre aux questions des touristes et autres pèlerins, de les interpeller pour leur expliquer la démarche jubilaire, et également de leur narrer l’histoire du sanctuaire et de sa fondatrice. D’autre part nous prenions également part aux temps de prière vécus au sanctuaire et parfois les animer. J’ai beaucoup apprécié de pouvoir découvrir le concret de la vie pastorale du sanctuaire. En effet c’est une réalité bien différente d’une paroisse. Un autre point d’intérêt a été pour moi les rencontres que ce soit avec les prêtres de passage ou avec le groupe des adorateurs avec lesquels nous avons pu déjeuner pour faire d’autant plus connaissance.

Enfin durant le mois d’août j’ai travaillé au Super U de Hœnheim, entreprise où travaille également mon père. J’avais déjà travaillé dans cette entreprise les années précédentes, pendant l’été. Certains employés savaient que je suis séminariste, cela a parfois permis d’avoir des discussions sur des sujets en lien avec la foi. Je retiens aussi, comme chaque été où je vais travailler dans ce magasin, ces moments comme par exemple une pause-café où je peux faire connaissance avec les autres employés, écouter ce qui les anime, les intéresse. A travers cela ne pas être un séminariste dans sa bulle mais me mettre à l’écoute des préoccupations des hommes de notre temps. 

Valentin, séminariste en 2ème année


Que fait donc un séminariste pendant l’été ?

Formation BAFA:

J’ai pu mener à terme ma formation au BAFA (Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur), en
effectuant mon dernier stage théorique, qui consiste à approfondir les éléments acquis lors du premier
stage théorique (été 2019), tout en tenant compte de ce qui a été mis en oeuvre au cours de mon stage
pratique (été 2020, camp de montagne dans le Cantal avec les Frères de Saint-Jean). Plusieurs temps
de relecture ont ainsi ponctué la formation, permettant à chacun de tirer profit des expériences variées
des uns et des autres.
Ce stage comportait également un thème particulier, qui pour moi s’articulait autour des jeux
d’expression et des enfants dits « difficiles ». Ce dernier point m’a permis de découvrir des notions de
psychologie et de gestion des conflits, qui constituent un bon complément à la formation humaine
constituant un des piliers de notre parcours de séminaristes.

Lourdes – Vocations

J’ai aussi été engagé aux sanctuaires de Lourdes, au sein de la proposition du SNEJV (Service National
pour l’Évangélisation des Jeunes et pour les Vocations). Constitués en une équipe de 4 à 5 personnes
se relayant tout au long de l’été (prêtres, séminaristes, religieuses, laïcs), nous disposions d’outils
permettant aux jeunes de 13 à 30 ans de se questionner sur la vocation. Vocation du baptisé à la
sainteté tout d’abord, mais aussi vocation spécifique que chacun est amené à découvrir sous le regard
du Seigneur, pour être pleinement à sa place dans l’Église, au service de Dieu et du prochain.
Nous avons en particulier invité les pèlerins à se mettre sur les pas de sainte Bernadette, dont la vie et
le discernement peuvent servir de base à une réflexion personnelle. Enfin, d’autres temps d’échange,
notamment autour de la responsabilité et de l’engagement, m’ont permis de recueillir des paroles
matures et profondes de la part de nombreux jeunes.

Maxence, séminariste en 4ème année


Cet été, pour ma part, j’ai été envoyé en « stage » pastoral de deux façons bien différentes : d’abord, pour ceux qui ne l’avait pas encore et c’est mon cas, en stage de formation BAFA, brevet d’animation pour les jeunes où j’ai pu constater durant 8 jours complet la tâche ardue et conséquente, d’occuper des enfants en groupe, l’importance d’y être formés, d’être prêt à toutes situations. (dialogue avec les jeunes en développement psychologique, détresses psychiques, secourisme, organisation et préparation de jeux, réaliser un esprit de cohésion)

La deuxième activité pastorale a été celle d’une présence durant 7 jours au sanctuaire du Mont Ste-Odile dans une optique d’accueil des pèlerins et de service des offices. Le sanctuaire nous a permis de faire de belles rencontres, où nous avons fait découvrir l’histoire du Mont et de sainte Odile aux pèlerins ou gens de passage, mais aussi cela m’a permis de me ressourcer dans la nature autour du Mont ainsi que de prier.   

Pour la suite j’ai, durant 6 semaines, travaillé en tant qu’aide-soignant en EHPAD, à Bergheim, ma mission était de maintenir, le mieux possible, la dignité fondamentale et essentielle des hommes et des femmes qui résidaient dans l’ehpad et dont on me donnait la responsabilité pour un temps donné. En aidant au lever, au coucher, en aidant chaque jour à ce qu’elle soit propre selon l’autonomie de la personne prise en charge, en aidant à l’habillage, à la prise des médicaments, de la nourriture et de la boisson (pour ceux qui ne peuvent le faire), en aidant au déplacement les personnes à mobilité réduite, en assurant les personnes alitées d’avoir au minimum la possibilité de boire et manger et d’être lavés, en essayant d’assurer les personnes à mobilité réduite de pouvoir aller aux toilettes quand elles le veulent. Tout ceci en relation avec une équipe soignante où les compétences, les caractères, les personnalités, les projets étaient différents mais complémentaires et à allier chaque jour dans le but du bien commun et du bien de l’autre. Ce qui n’est pas toujours chose aisée dans un milieu où le personnel se donne pour la plupart à 100% pour une charge de travail qui ne cesse de croître.

Matthieu, séminariste en 2ème année

L’été dernier a certainement été très riche pour moi, j’ai vécu beaucoup de moments mémorables et significatifs en ma vie de travail, de pastorale et de loisirs.

Tout d’abord, j’ai fait une courte pause au Grand Séminaire après l’ordination de Godefroid, puis j’ai effectué mon premier stage théorique de formation au BAFA entre le 2 et le 9 juillet. J’ai acquis de nombreuses compétences en matière de communication avec les enfants, et j’ai également appris et pratiqué certaines manières d’organiser des jeux pour enfants, ce qui, je l’espère, m’aidera à m’entendre avec les enfants dans ma future vie paroissiale.

Ensuite, entre le 25 juillet et le 1er août, j’ai passé une semaine avec Valentin au Mont Sainte-Odile, où nous avons prié avec les sœurs et rencontré certains des prêtres qui venaient célébrer la messe sur la montagne. En dehors de la vie religieuse, nous avons aidé à annoncer le Grand jubilé de Sainte-Odile, en expliquant l’histoire de sainte Odile aux visiteurs de la montagne et les activités qui ont lieu sur la montagne pendant le Grand jubilé. Nous avons également pris le reste de la soirée pour explorer plus en profondeur les environs du Mont Sainte-Odile et apprendre à mieux les connaître.

Après une semaine au Mont Sainte-Odile, j’ai passé le week-end à Versailles, près de Paris, et ma première visite au château de Versailles. L’ensemble du complexe du château est splendide, mais ce que j’ai préféré, ce sont les jardins de Versailles, qui apportent un silence verdoyant au milieu de la ville bruyante.

Ensuite, entre le 6 et le 14 août, j’ai animé un camp d’été pour enfants organisé par Caritas, où j’ai eu l’occasion de mettre en pratique les connaissances théoriques que j’avais acquises début juillet, et j’ai passé une semaine très agréable et mémorable avec les enfants, dont la simplicité et la gentillesse m’ont beaucoup impressionné.

Enfin, la dernière partie de mes vacances d’été s’est déroulée près de Francfort, en Allemagne, où j’ai travaillé pendant près de dix jours, principalement avec des groupes de touristes, et j’ai eu l’occasion de les suivre dans la ville et ses environs et de découvrir la saveur locale de la région de Hesse.

Dans l’ensemble, cet été a été très coloré pour moi. Non seulement j’ai pu me reposer et acquérir des connaissances et de l’expérience, mais je me suis également préparé pour la nouvelle année scolaire.

Jian, séminariste en 2ème année

Grande vente de livres 2021

Chaque année, l’espace d’un week-end, le séminaire ouvre ses portes pour accueillir sa traditionnelle grande vente de livres. Cette année, elle s’est déroulée les 9 et 10 octobre 2021. On y trouve tout types de livres: des romans, des alsatiques, des livres religieux ou historiques ou encore des BD. Des éléments décoratifs, des tableaux et autres objets de piété sont également proposés à la vente. Les ouvrages proviennent de dons que des particuliers ont fait à l’association des amis de la grande bibliothèque. Les recettes de cette vente sont destinées à la restauration des incunables et ouvrages du XVIIIe siècle de la Bibliothèque historique du Grand Séminaire.

Retraite de début d’année à Oberbronn 2021

La communauté du Grand Séminaire ainsi que six séminaristes du séminaire Redemptoris Mater de Strasbourg était présente du 1er au 5 septembre au couvent des Sœurs du Très-Saint-Sauveur d’Oberbronn, pour sa retraite de début d’année. La retraite nous a été prêchée par l’Abbé Isel, qui a inauguré par cette même occasion, sa nouvelle fonction de père directeur et de responsable des séminaristes du premier cycle.Nous avons également eu la joie d’accueillir Jean et Clément qui viennent élargir la communauté du Grand Séminaire en entrant en première année.

« Jésus, rempli de l’Esprit-Saint, revint du Jourdain, et il fut conduit par l’Esprit dans le désert » (Lc 4,1)

La retraite s’est achevée par la messe dominicale animée par les séminaristes des deux séminaires de Strasbourg. (Grand Séminaire et Redemptoris Mater) L’eucharistie vécue avec les Sœurs du Très-Saint-Sauveur nous a permis, comme elles, de « puiser avec joie aux sources du salut ».

Nous avons également fait la connaissance de Peter qui va vivre une année de propédeutique à la maison S.-Augustin à Paris. Pendant cette année, il discernera une potentielle vocation sacerdotale. A la fin de son année de propédeutique, il pourra demander à entrer au séminaire, ou dans une communauté religieuse, ou bien il choisira de poursuivre ses études.

« De Fontibus Salvatoris » : Aux sources du Sauveur, devise des Sœurs du Très-Saint-Sauveur

Ordination de Godefroid Ngoma

Godefroid a été l’un des séminaristes que j’ai côtoyé le plus longtemps au séminaire avant son ordination presbytérale. C’est lui qui m’a conseillé d’être remplaçant à l’accueil de l’archevêché de Strasbourg afin d’avoir une expérience de la curie diocésaine. Il a toujours été un frère de communauté bienveillant et consolant à mon égard. La célébration du 27 juin 2021 n’a pas été la première ordination à laquelle j’ai participé, mais cela m’a touché de la vivre avec lui. Maintenant qu’il est ordonné, il est devenu pour moi un signe de la vocation presbytérale, signe de sa vie qu’il a donné par son choix personnel et qu’il donne désormais tous les jours à Dieu et à ses frères. Je le remercie beaucoup et je pense savoir que nous nous reverrons encore.

Philippe, séminariste en 4ème année

Les activités et les travaux de la fin de l’année universitaire 2021 du Grand Séminaire

La fin de l’année universitaire approche !
A cette occasion la communauté du Grand Séminaire a partagé un repas avec les étudiants qui logent au séminaire.
La soirée s’est prolongée avec la finale de notre tournoi de Baby Foot.

15 mai 2021 : Pèlerinages pour les vocations au Mont Sainte-Odile avec l’Archevêque

La dernière semaine du mois de mai, les séminaristes ont fait quelques travaux. Certains d’entre nous ont repeint une aile du séminaire et d’autres ont travaillé dans le jardin.

Le 23 mai, la communauté du grand séminaire s’est réunie pour un concert organisé par les étudiants logeant au séminaire. Un grand bravo à Michele, Bartosz, Galaad et Baptiste qui ont animé ce concert.


La soirée s’est poursuivie par un barbecue où nous avons eu la joie de nous retrouver.

Le 3 juin la communauté du Grand Séminaire Sainte-Marie-Majeure Strasbourg a eu la chance de passer une merveilleuse soirée avec la communauté du Collège Missionnaire International Redemptoris Mater.

Le Triduum pascal 2021

La communauté du séminaire a vécu durant ce triduum pascal 2021, un temps de récollection prêché par Mgr Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg. Monseigneur nous a beaucoup parlé de son expérience. Il a conclu son propos en nous invitant à trouver dans notre ministère futur – si Dieu le veut -, nos joies dans les actes simples de notre quotidien et en demandant à Dieu la grâce de garder une âme d’enfant.


Le Jeudi Saint de la Cène du Seigneur, au soir, nous sommes allés à l’église Saint-Maurice de Strasbourg pour l’eucharistie, présidée par le père Michel Steinmetz, suivie d’un temps d’adoration sur un autel latéral de l’église, avant le grand recueillement autour de la Passion du Seigneur, le vendredi Saint.

Nous avons eu la chance d’assister et de participer à l’office des laudes des vendredi et samedi saints à la cathédrale de Strasbourg, sous la tutelle avisée de l’archiprêtre de la Cathédrale, le père Michel Wackenheim.

Pour mieux nous immerger dans notre diocèse en ce temps pascal, après avoir célébré le jeudi Saint dans la communauté de paroisses Saint-Maurice et Saint-Bernard de Strasbourg, la communauté du Séminaire est allée le jour de Pâques à l’Église Saint-Trophime d’Eschau (dont le curé est l’un de nos formateurs, le chanoine Stanislas Kupczak) où nous avons fêté le Christ ressuscité des morts en participant à l’eucharistie, présidée par notre Supérieur, l’abbé René Fischer. Alléluia !

Matthieu, séminariste de 1° année

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