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Confinement

Depuis le 17 mars, nous sommes, comme le pays tout entier, en confinement.

Au Séminaire, cela signifie que les 5° et 6° années vivent le temps de l’épidémie en paroisse, avec leur maître de stage.

Pour les 7 autres séminaristes, la communauté des soeurs et les deux prêtres résidents (les abbés Philipps et Fischer) la vie communautaire se poursuit, avec des précautions supplémentaires: gestes barrières (comme pour tout le monde !), distance entre les chaises pour les repas et les offices…

Vous pouvez suivre les impressions, découvrir ces petits riens qui, dans la vie d’une communauté recluse, prennent plus de saveur et d’importance en suivant ce lien (cliquez ici). Sur cette page Facebook, vous pourrez également suivre tous les jours, la messe diffusée en direct (horaires).

Cette Page n’a pas vocation à devenir la page officielle du Séminaire, considérez-la comme le Dazibao virtuel des séminaristes de Strasbourg !

8 février – Ordination diaconale

Samedi 8 février, Monseigneur Luc Ravel a ordonné diacres Amoce-Fraïme LOUIS et Nahum Guénaël POULARD pour le service de l’Eglise et des hommes.
Le Grand Séminaire de Strasbourg, les proches et les amis d’Amoce et de Nahum se sont unis dans la prière pour les accompagner dans leur consécration « au service de l’autel pour la fonction diaconale ». Les séminaristes ont pu communier de manière particulière à ce sacrement qui configure au Christ serviteur en assurant avec soin le service liturgique en la Basilique Notre Dame de Marienthal. Nous nous sommes réjouis d’une basilique comble tant dans la nef que dans le chœur, pour chanter à pleine voix la gloire de Dieu et rendre grâce ensemble pour le don des deux nouveaux diacres. Une telle amitié est touchante et encourageante.
Temps d’action de grâce et temps également de fête qui s’est prolongé par un verre d’amitié. Nous avons pu notamment mieux connaître la Société des Prêtres de Saint Jacques dont sont issus Amoce et Nahum et vis-à-vis de laquelle ils se sont engagés. Ainsi nous avons pu également mieux connaître la dynamique et la réalité de nos deux confrères haïtiens qui ont quitté Haïti pour la France. Amoce et Nahum achèvent actuellement leur formation au séminaire de Strasbourg par un stage d’insertion pastorale à Haguenau et à Illkirch.
Nous nous réjouissons pour Amoce et Nahum et prions encore pour eux et leurs proches dans ce chemin en vue du sacerdoce. Nous leur souhaitons de beaux fruits dans leur nouveau ministère diaconal et que sans cesse poussés par l’Esprit ils imitent le Seigneur Jésus venu pour servir.

Grégoire, séminariste

Retraite de rentrée

Du 3 au 8 septembre 2019, le Père Frédéric Libaud, responsable du Service diocésain des formations, a prêché la retraite de rentrée du Séminaire de Strasbourg.
Réunis au Mont Sainte-Odile, les 15 séminaristes et les directeurs ont découvert la figure du Cardinal John Henry Newman, qui sera canonisé le 13 octobre prochain par le Pape François. A travers de nombreuses citations extraites des écrits du futur saint, le Père Libaud les a aidés à méditer les grands thèmes spirituels développés par ce converti anglais du 19ème siècle : la sainteté, le combat spirituel, l’obéissance à la volonté divine et la prière. La retraite s’est clôturée par une étude des écrits newmaniens consacrés aux prêtres. La joie puisée par les retraitants dans les écrits de Newman s’est propagée auprès des nombreux pèlerins venus prier sur la Montagne sainte, heureux d’y rencontrer les séminaristes du diocèse.

© Service diocésain des Formations

Le Conseil du Séminaire

Le Conseil du Séminaire connaît depuis la rentrée 2019 une profonde évolution. En effet, dans l’esprit de la nouvelle Ratio pour la formation des prêtres et selon le souhait de notre évêque, trois laïcs se joindront aux prêtres pour exercer, au nom de l’Église, une mission de formation et de discernement. Sont donc membres du Conseil: Mesdames Gaëlle Gourtay, Econome; Anne Danion, professeur à la Faculté de Médecine; Monsieur Bertrand Dumas, enseignant à la Faculté de Théologie catholique; les abbés Sébastien Philipps, Christian Gouyaud, Stanislas Kupczak et René Fischer.

Prêtre pour l’éternité… pour le salut des âmes

Je suis Blaise Bakulu Madila, originaire de la République démocratique du Congo. J’ai été ordonné diacre à Neudorf (Saint-Aloyse), le 15 septembre 2018 par notre archevêque, Mgr Luc Ravel. Actuellement, je passe mon stage diaconal dans la communauté de paroisses du Piémont du Hohenbourg. Je réside donc au presbytère d’Obernai, tout en suivant des cours à l’université de Strasbourg en Droit canonique, et au Grand Séminaire de notre diocèse d’Alsace pour des semaines diaconales. Mon stage diaconal est un temps d’intenses services dans la mission de l’Église : l’accompagnement des jeunes pour le premier pardon et la confirmation ; la préparation des baptêmes, des mariages et le service des funérailles ainsi que les visites des malades à l’hôpital d’Obernai. À cela s’ajoute la prédication de la Parole de Dieu (homélie), une fois le mois dans nos célébrations dominicales.
Aujourd’hui, une date attire mon attention : c’est celle du 30 juin, jour de mon ordination sacerdotale en la cathédrale de Strasbourg. Mon état d’esprit au seuil de ce grand évènement de ma vie est la confiance au Seigneur pour la grâce du ministère. En effet, l’exercice du ministère ordonné dans une culture autre que la mienne me pousse à réfléchir sur l’activité missionnaire de l’Église et me rend attentif d’œuvrer à temps et à contre temps pour greffer la foi à la culture qui m’accueille dans mon ministère, tout en trouvant des outils possibles pour des réponses pastorales concernant la réalité de l’appartenance et des ruptures des baptisés à la foi catholique.
Aussi, je compte vivre mon ministère dans une ouverture et une charité sincères, en prenant soin des malades et des pauvres, en mesurant ma façon de parler et de faire les choses ; en gardant la pureté de mon cœur dans la docilité à l’Esprit-Saint, en faisant en sorte que l’œuvre du salut soit annoncée et accomplie dans le monde, et en proclamant la Parole de Dieu à temps et contretemps (2 Tim 4, 2) ; en conduisant et sanctifiant le peuple de Dieu ; en vivant dans l’esprit de sainteté, en aidant, par mon témoignage de vie, à la pureté des mœurs ; en étant un fidèle intendant des mystères de Dieu, implorant la miséricorde de Dieu pour son peuple ; et enfin en élevant la coupe pour le sacrifice eucharistique. Voilà un programme bien déterminé !
L’axe principal dans lequel je voudrais inscrire mon action pastorale est le message du relèvement de la personne : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle » (Mc 10, 49c). En effet, la personne humaine est le lieu de la rencontre avec le Christ. Il s’agit dans mon ministère d’être un messager qui appelle à la rencontre de la personne humaine avec le Christ. Cela revient à dire que le Christ est pour moi la source du relèvement de l’être humain. C’est Lui le sauveur de l’Homme. Il se tient toujours devant la porte de notre cœur, et nous invite à l’ouverture de nous-mêmes en sa personne, pour une communion d’amour (Ap 3, 20). Telle est une vraie rencontre avec le Christ, Dieu qui s’est fait Un avec nous (Jn 3, 16 ; Jn 17, 21). L’Eucharistie, source et sommet de la vie de l’Église, nous aide à vivre en communion avec celui qui s’est livré pour nous, en nous faisant sortir de l’esclavage du péché pour nous donner sa vie, une vie en abondance (Jn 10, 7).
À l’heure actuelle, les choses se préparent bien pour l’ordination. Le programme des chants a été validé par le Conseil du Séminaire et le Service de Pastorale Liturgique et Sacramentelle du diocèse. Les invitations sont lancées çà et là pour rendre grâce à Dieu et vivre cette fête diocésaine. Une veillée de prière entourant l’ordinand se fera le soir du 29 juin au Grand Séminaire à 20h30. Et le dimanche 30 juin, nous nous retrouverons à 15h00 à la cathédrale de Strasbourg pour vivre ce grand moment. Enfin, le 1° juillet, à 10h30, nous serons au Grand Séminaire de Strasbourg pour ma première messe.
En ces jours qui me restent pour recevoir l’ordination sacerdotale, je compte sur vos prières pour que Dieu prépare mon cœur afin que je sois capable de vivre les exigences de mon ministère, et cela en m’abandonnant totalement à Lui. Il s’agit pour moi de « ne rien négliger pour faire avancer l’œuvre de Dieu ». Une telle vision des faits m’aide à vivre ce que le pape François ne cesse de demander aux pasteurs : de garder l’odeur des brebis. Ainsi dit, je suis appelé à ne pas quitter cette proximité des brebis. Une invitation particulière aux jeunes pour ce grand rendez-vous du 30 juin.
Torrents de grâces…

Blaise BAKULU MADILA
41 ans

blaisebakulu (a) yahoo.fr

Invitation au Séminaire pour le Triduum pascal

Aux jeunes hommes de 18 à 30 ans:
Soyez les bienvenus dans la communauté du Grand Séminaire pour vivre les jours saints avec les séminaristes et les offices à la cathédrale autour de Mgr Ravel.
Dates: du jeudi 18 (dans l’après-midi) au dimanche 21 avril 2019 (après le déjeuner).
Merci de prendre contact avec l’abbé Sébastien Philipps: vocations (at) diocese-alsace.fr

Récollection et Institution à l’Acolytat

« Laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5, 20).

Pour vivre l’exhortation de Saint Paul pendant ce temps de Carême, la communauté du Grand Séminaire a vécu un temps de recollection au sein même de sa maison de formation. Le Père Michel Wackenheim, curé de la Cathédrale, nous a fait entrer de plein pied dans « l’entraînement au combat spirituel » du Carême, en nous faisant cheminer avec ferveur au rythme de la spiritualité du Bienheureux Antoine Chevrier, fondateur des prêtres du Prado.
Ainsi dans un climat de silence et de prière, au cœur même de la capitale Alsacienne, nous nous sommes mis à l’écoute du Bienheureux, qui nous a particulièrement touchés par son souci des prêtres et de leur sainteté, figure dont ont pu s’inspirer les nouveaux acolytes (Adrien, Amoce et Nahum) institués dimanche par Monseigneur Ravel.


Cherchant avec zèle le Christ parmi les plus pauvres du quartier de la Guillotière à Lyon, le Père Chevrier témoigne inlassablement que le sacerdoce et la pauvreté sont intimement liés : « C’est dans la pauvreté que le prêtre trouve sa force, sa puissance et sa liberté ». Si c’est par la pauvreté que « Jésus Christ a enfanté l’Eglise », c’est par la même disposition que les prêtres enfanteront. Ce dépouillement que le Bienheureux invite à réaliser est un chemin de souffrance : c’est le chemin du calvaire. Comme le grain de blé qui doit mourir pour donner beaucoup de fruit, « nous ne pouvons être utiles au prochain pour l’âme et le corps que lorsque nous avons passé la mort ».
Belle figure que celle du Père Antoine Chevrier pour vivifier notre élan à la suite de Jésus Christ. A son image nous désirons être le « Véritable disciple » qui ne veut écouter que son unique Maître : seul chemin de sainteté. A ses séminaristes, à qui le Bienheureux encourageait à travailler pour être saints, il disait : « il faut, vous surtout, le devenir ».

C’est dans l’écho retentissant de cet encouragement qu’ont répondu présent les nouveaux acolytes à l’appel de l’archevêque dans le service de « la table du Seigneur et de l’Eglise ». Familles et amis sont venus unir leur sollicitude par leurs chants et leurs prières à l’action de grâce dans la communion au pain rompu pour la multitude.

Grégoire G., séminariste 1° année

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Semaine de formation en Bourgogne

Généralités
Du 7 au 12 janvier 2019, les quatre séminaristes en première année au Grand Séminaire de Strasbourg se sont rendus dans le sud de la Bourgogne pour une session de formation avec l’Abbé Sébastien Philipps, directeur spirituel au Grand Séminaire et responsable du premier cycle de la formation des futurs prêtres.
La session s’est déployée autour de deux axes majeurs : la découverte du patrimoine d’une part, et l’étude de la quatrième partie du Catéchisme de l’Eglise Catholique – la prière chrétienne – d’autre part.

Accueil
Les séminaristes et leur formateur ont été accueillis à Semur-en-Brionnais au sein du Prieuré Saint-Hugues, « Maison-Mère » des Sœurs Apostoliques de Saint-Jean, où la communauté est installée depuis 1992. Cette congrégation a été fondée en 1984 et est aujourd’hui présente sur plusieurs continents. Les sœurs partagent de nombreux temps de prière et de vie fraternelle, et sont également formées aux tâches de l’apostolat, pour être envoyées dans le monde en « témoins de l’amour de Jésus pour le Père et pour les hommes ».

Découverte du patrimoine (architectural et religieux)
Les séminaristes ont pu découvrir à l’aide de leur formateur de nombreux sites religieux portant l’empreinte du style clunisien. Ce style tire son nom de l’ancienne abbaye de Cluny, symbole du renouveau monastique au Xe siècle en Occident, et dont le style architectural roman a inspiré de nombreuses autres constructions. Ainsi en est-il notamment de la cathédrale d’Autun, de l’église paroissiale de Semur-en-Brionnais ou encore de la basilique de Paray-le-Monial, dans des proportions bien moindres cependant.

La visite de Cluny est particulière, car elle fait avant tout appel à l’imagination des visiteurs, l’ancienne abbatiale ayant été détruite en très grande partie au début du XIXe siècle, lorsque le site a été reconverti en carrière de pierres pour de nouvelles constructions, dans la tourmente des années qui ont suivi la Révolution française.La compréhension de l’architecture des édifices religieux est capitale pour pouvoir y poser un regard de foi pertinent, et pour se laisser instruire par la simple observation de ce qui entoure le visiteur. Ces édifices regorgent d’éléments qui annoncent la foi à l’aide des pierres et des représentations picturales, et sont un moyen d’évangélisation qu’il nous faut sans cesse redécouvrir, pour amener les personnes à entrer dans les mystères de la foi.D’autres lieux de vie chrétienne ont également été découverts, comme la communauté œcuménique de Taizé et le Carmel de Mazille. Ces lieux présentent des spécificités que de futurs prêtres diocésains doivent connaître, amenés plus tard à accompagner des personnes aux profils très variés, ce qui requiert une connaissance large des différents courants de spiritualité chrétienne.

Travail
Un travail a également été réalisé sur la prière chrétienne, à partir du Catéchisme de l’Eglise Catholique (CEC). Contrairement aux trois autres parties de cet ouvrage, qui exposent surtout des articles de foi (le Credo, les sacrements, la vie morale), la prière chrétienne entre davantage en résonnance avec le vécu de chaque personne, et ne s’aborde donc pas de façon aussi objective que les autres contenus. Il était donc important pour l’équipe de vivre ce parcours au sein d’un lieu de prière, alliant le concret d’une vie spirituelle portée par la prière des sœurs avec la dimension plus intellectuelle de ce travail.Ont ainsi été abordés entre autres le combat spirituel de la prière, les différentes formes de prière, ainsi que la prière par excellence, que le Christ Lui-même a enseignée à ses disciples : le « Notre Père ». Chacun a pu exprimer les points du CEC qui lui ont paru les plus essentiels, donnant ainsi lieu à des échanges féconds, en particulier lorsqu’ont été soulevées des questions de fond sur la foi, le combat spirituel ou la louange.

De retour à Strasbourg, les séminaristes du premier cycle poursuivront leur étude du CEC au cours des mois à venir, et étudieront aussi les Confessions de Saint Augustin ainsi qu’une introduction à la métaphysique, tout en reprenant également le chemin de la faculté de théologie catholique, où sont donnés la plupart des cours que suivent les futurs prêtres.

Maxence F., séminariste en 1° année

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